
« Ma coupe déborde. » Cette affirmation de David dans le Psaume 23:5 résonne comme un témoignage vibrant de la plénitude que Dieu accorde. Mais si nous commençons par cette image : Dieu tenant une coupe vide — que signifie-t-elle ?
L’homme, coupe vide appelée à être remplie
L’Écriture nous révèle que l’être humain, sans Dieu, est comme un vase vide. Nous sommes créés pour être remplis de Sa présence, de Sa grâce et de Sa parole. Jésus l’exprime clairement en Jean 7:37-38 : « Si quelqu’un a soif, qu’il vienne à moi et qu’il boive. Celui qui croit en moi, des fleuves d’eau vive couleront de son sein. » Cette eau vive, c’est l’Esprit Saint qui remplit notre coupe intérieure.
Notre rôle ? Ouvrir cette coupe par la foi et la pratique de la Parole. Jacques 1:22 nous exhorte : « Mettez en pratique la parole et ne vous contentez pas de l’écouter en vous trompant vous-mêmes. » C’est dans l’obéissance quotidienne, la méditation des Écritures et la prière que Dieu verse continuellement Sa grâce en nous.
David : une coupe choisie pour la gloire divine
L’onction de David par Samuel (1 Samuel 16:13) illustre magnifiquement ce principe. Dieu a choisi un jeune berger — une coupe en apparence ordinaire — pour en faire le roi d’Israël. Pourquoi David ? « L’Éternel regarde au cœur » (1 Samuel 16:7). Sa coupe était vide de prétention, remplie de foi et disponible pour Dieu.
David lui-même témoigne : « Tu dresses devant moi une table, en face de mes adversaires ; tu oins d’huile ma tête, et ma coupe déborde » (Psaume 23:5). Le débordement n’est pas le fruit de ses mérites, mais de la générosité divine envers un cœur disponible.
Des vases divers pour des utilités variées
L’apôtre Paul développe cette métaphore en 2 Timothée 2:20-21 : « Dans une grande maison, il n’y a pas seulement des vases d’or et d’argent, mais aussi de bois et de terre ; les uns sont des vases d’honneur, les autres d’un usage vil. Si donc quelqu’un se conserve pur, en s’abstenant de ces choses, il sera un vase d’honneur, sanctifié, utile à son maître, propre à toute bonne œuvre. »
Chaque croyant est une coupe unique, avec une utilité spécifique dans le corps de Christ :
· La coupe du témoignage fervent comme les croyants d’Antioche (Actes 11:19-26) dont la parole transformait des villes entières
· La coupe du partage généreux comme les Macédoniens (2 Corinthiens 8:1-5) qui ont donné malgré leur pauvreté
· La coupe du pardon radical comme Joseph envers ses frères (Genèse 50:15-21)
· La coupe du bon vivre cette sainteté pratique qui rend crédible l’Évangile (1 Pierre 2:12)
Le modèle ultime : la coupe de Christ
Jésus Lui-même a défini l’ultime modèle de la coupe utile pour la gloire de Dieu. Dans l’angoisse de Gethsémané, Il prie : « Père, si tu voulais éloigner de moi cette coupe ! Toutefois, que ma volonté ne se fasse pas, mais la tienne » (Luc 22:42). La coupe de la souffrance rédemptrice acceptée par amour.
Plus tard, à la Cène, Il prend la coupe en disant : « Buvez-en tous ; ceci est mon sang, le sang de l’alliance, qui est répandu pour beaucoup pour le pardon des péchés » (Matthieu 26:27-28). Christ est à la fois la coupe parfaite et celui qui remplit nos coupes de Son salut.
Et toi ? Quelle est ton utilité ?
La question résonne personnellement : quelle coupe es-tu ? Quel débordement Dieu veut-Il produire à travers ta vie ?
Peut-être te sens-tu comme une coupe :
· Fêlée par les épreuves Dieu dit : « Ma grâce te suffit, car ma puissance s’accomplit dans la faiblesse » (2 Corinthiens 12:9)
· Trop ordinaire Dieu répond : « Dieu a choisi les choses faibles du monde pour confondre les fortes » (1 Corinthiens 1:27)
· Vide d’espérance Jésus promet : « Celui qui viendra à moi, je ne le mettrai pas dehors » (Jean 6:37)
Ton utilité ne dépend pas de ta perfection, mais de ta disponibilité. Comme David, offre ton cœur. Comme Paul, purifie-toi pour être « utile à son maître ». Comme les croyants d’Antioche, laisse ton zège transformer ton environnement.
Conclusion : de vide à débordant
Dieu tient une coupe vide la tienne
attendant ta permission pour la remplir. Le processus commence quand tu reconnais ton vide et ton besoin de Lui. Il se poursuit lorsque tu pratiques Sa Parole. Il s’accomplit quand tu deviens un canal de Sa grâce pour les autres.
« Ma coupe déborde » cette confession n’est pas réservée aux géants de la foi, mais à tout vase qui se laisse remplir par le Dieu de toute grâce. Aujourd’hui, tiens ta coupe vide devant Lui. Et prépare-toi au débordement.
« À celui qui peut faire, par la puissance qui agit en nous, infiniment au-delà de tout ce que nous demandons ou pensons, à lui soit la gloire dans l’Église et en Jésus-Christ, de génération en génération, aux siècles des siècles ! Amen » (Éphésiens 3:20-21).
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