La Bible enseigne que le problème central de l’homme n’est pas d’abord son environnement, mais l’orientation de sa pensée. Dès la Genèse, Dieu établit un constat grave et répété :

« L’Éternel vit que la méchanceté des hommes était grande sur la terre, et que toutes les pensées de leur cœur se portaient chaque jour uniquement vers le mal. »

(Genèse 6:5)

Ce verset ne parle ni d’actes isolés ni d’erreurs passagères, mais d’une tendance intérieure permanente. La pensée humaine, livrée à elle-même, s’éloigne de Dieu et devient une source de corruption. C’est pour cette raison que le déluge n’est pas présenté comme un caprice divin, mais comme une réponse à un état intérieur devenu général.

Cette réalité traverse toute l’Écriture. Salomon, après avoir observé l’homme dans ses œuvres, ses ambitions et sa sagesse, arrive à une conclusion sobre :

« Vanité des vanités, dit l’Ecclésiaste, vanité des vanités, tout est vanité. »

(Ecclésiaste 1:2)

Et il précise :

« Ce qui a été, c’est ce qui sera… il n’y a rien de nouveau sous le soleil. »

(Ecclésiaste 1:9)

Salomon ne nie pas le progrès apparent, mais il affirme que la nature des pensées humaines reste inchangée lorsqu’elles ne sont pas soumises à Dieu. Les mêmes désirs produisent les mêmes violences, les mêmes convoitises et les mêmes injustices, à travers les siècles.

L’apôtre Paul donne un cadre doctrinal précis à cette observation :

« Car l’affection de la chair est inimitié contre Dieu, parce qu’elle ne se soumet pas à la loi de Dieu, et qu’elle ne le peut même pas. »

(Romains 8:7)

Ici, Paul ne parle pas seulement du corps, mais de l’homme gouverné par sa nature déchue. La pensée charnelle n’est pas simplement faible : elle est en opposition avec Dieu. C’est pourquoi Paul distingue clairement :

« Les œuvres de la chair sont manifestes : l’impudicité, l’impureté, les querelles, les jalousies, les meurtres… »

(Galates 5:19-21)

Ces œuvres sont les fruits visibles d’une pensée intérieure non renouvelée. Jésus lui-même confirme cette origine :

« Car c’est du cœur que viennent les mauvaises pensées, les meurtres, les adultères, les débauches. »

(Matthieu 15:19)

L’histoire de la tour de Babel illustre cette dynamique collective :

« Bâtissons-nous une ville et une tour… et faisons-nous un nom. »

(Genèse 11:4)

Le problème n’est pas la construction, mais l’intention de la pensée : exister sans Dieu, s’élever par soi-même. Dieu intervient alors, non par injustice, mais pour freiner une humanité qui avançait dans l’orgueil.

Même les serviteurs de Dieu ne sont pas exempts de ce danger. David, pourtant qualifié d’« homme selon le cœur de Dieu » (1 Samuel 13:14), tombe lorsqu’il laisse une pensée s’installer :

« David vit une femme qui se baignait… »

(2 Samuel 11:2)

La chute commence dans le regard, se développe dans la pensée, puis se manifeste par l’acte.

Face à ce constat, l’Écriture ne propose pas une réforme intellectuelle, mais une transformation intérieure :

« Ne vous conformez pas au siècle présent, mais soyez transformés par le renouvellement de l’intelligence. »

(Romains 12:2)

C’est pourquoi Jésus est venu. Non pour embellir la pensée humaine, mais pour en changer la source :

« Si quelqu’un est en Christ, il est une nouvelle créature. »

(2 Corinthiens 5:17)

L’appel est clair :

la pensée non soumise à Dieu conduit à la mort,

la pensée renouvelée par l’Esprit conduit à la vie.

« Nous amenons toute pensée captive à l’obéissance de Christ. »

(2 Corinthiens 10:5)

C’est là le combat quotidien du croyant.

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